Parrainage scolaire à Ramban

Parrainage scolaire à Ramban

  • Comment est né le projet ?

            Le projet de bourses scolaires pour jeunes filles est né du constat qu’en Inde du Nord, en particulier dans les régions rurales, les études des garçons sont largement privilégiées car les parents en envisagent les bénéfices futurs : un garçon bien éduqué pourra non seulement trouver du travail et assurer l’avenir de ses parents, mais il pourra aussi, au moment de se marier, exiger une dot plus élevée. Les filles, en revanche, ne travaillent généralement pas en dehors de la maison après leur mariage et quittent leur foyer maternel pour aller vivre chez leurs beaux-parents. Investir dans l’éducation d’une fille semble donc pour beaucoup une cause perdue. Dans les familles pauvres, quand on n’a pas les moyens de payer l’éducation de tous les enfants, on privilégie le plus souvent les garçons, les filles restant avec leurs mères, à effectuer les tâches ménagères.

            Cependant, certaines fillettes et jeunes filles sont douées pour les études. Elles souhaitent étudier afin de prendre en main leur avenir. Elles souhaitent aussi être considérées par leurs parents pour les mêmes raisons que leurs frères, parce qu’elles savent lire, écrire, compter. Elles veulent continuer à fréquenter l’école où vont leurs ami(e)s. Des filles éduquées font aussi des femmes et des citoyennes plus conscientes de leurs droits. Ce sont ces fillettes que notre projet souhaite soutenir en leur fournissant matériel scolaire, uniformes et cartable, et en payant les frais de scolarité et d’examen.

femmes assises dans un centre de PMI

  • En quoi consiste-t-il ?

            Un contrat est passé entre ETC, chaque fillette et ses parents, pour une durée d’un an. Pendant ce temps, la fillette s’engage à être assidue en cours et à faire de son mieux. Les parents doivent veiller chaque jour à ce qu’elle aille à l’école, sauf en cas de force majeure. Si les fillettes manquent trop de jours de classe sans raison valable, leur bourse ne sera pas renouvelée. Pour celles qui respectent les conditions, la bourse est prolongée d’un an.

            Nous ne souhaitons pas instaurer un climat de stress et de recherche à tout prix de la performance, aussi nous ne sélectionnons pas les filles par rapport à leurs notes, mais en fonction de leur désir réel d’apprendre.

fillettes en uniforme en train de manger

  • Où se déroule-t-il ?

            Ramban est un village en pleine expansion situé dans la province du Jammu-et-Cachemire, à l’extrême nord de l’Inde. Cette province, disputée entre l’Inde et le Pakistan, et dont nombre Cachemiris souhaiteraient l’autonomie ou l’indépendance, manque particulièrement de services sociaux et d’ONG du fait de son instabilité. Or notre chef de projet entretient des liens privilégiés avec cette région, y possède des contacts fiables, ce qui nous a incité à démarrer notre action là-bas.

carte du Jammu et Cachemire

carte de l'Inde
Jammu-et-Cachemire. La partie jaune est administrée par l'Inde. Carte de l'Inde

 

  • Comment sont choisies les bénéficiaires des bourses ?

            Les fillettes sont choisies par notre agent sur place, Mme Samina Magrey, qui arpente les hameaux autour du village de Ramban pour trouver celles qui sont le plus dans le besoin et les plus demandeuses. C’est elle qui détient le budget alloué aux étudiantes et pourvoit au jour le jour aux nécessités : elle fait faire les uniformes par le tailleur, achète les cartables, paie les frais de scolarité, distribue cahiers, gommes et crayons. Elle connaît chaque fille personnellement et sait, en fonction de leurs classes, ce dont elles ont besoin.  Mme Magrey tient un registre de comptes que Mme Parvaz Ahmad, la responsable du projet, peut consulter lorsqu’elle se rend sur place, généralement pendant les vacances d’été.

            L’année scolaire commençant en mars et se terminant en décembre, l’argent est envoyé en une seule fois vers le mois de décembre, pour toute l’année scolaire.

            Nous avons commencé ce projet en 2007 avec cinq fillettes. En 2008, nous avons parrainé 5 fillettes de plus, puis 3 de plus en 2009. L'année 2010 s'est achevée avec 22 parrainages. Les filleules ont entre 6 et 15 ans.

 Samina Magrey, notre agent sur place, est une sage-femme à la retraite. Elle tient une petite boutique de produits pour femmes, au fond de laquelle elle enseigne aussi la couture pendant la journée. Sa boutique se trouve juste devant l’une des écoles où vont trois des fillettes. Elle se fait aider de sa belle-fille, Rubeena, qui est assistante médico-sociale.

Samina Begam

Un parrainage de 40 euros pour un an vaut concrètement 3200 roupies. Il permet :

- de payer les frais d’inscription et d’examens annuels. La réussite à cet examen conditionne le passage à la classe supérieure.

- d’acheter le tissu, les chaussures, chaussettes et rubans qui composent l’uniforme obligatoire, et de payer la confection des tuniques par le tailleur (pas de prêt-à-porter !)

- d’acheter les fournitures scolaires : selon les niveaux, crayons, cahiers, stylos, équerres, gommes, cartables et manuels scolaires.

Compte tenu du manque de volontaires pour assister notre contact sur place, le projet a dû cesser à la fin de  l'année 2013. Les parrainages restants ont été reportés sur le bidonville de Dubagga, en Uttar Pradesh (Inde). Voir la page Nos actions, parrainage scolaire

Association ETC (c) 2013

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